Anne-Sophie BaudryArchitecte

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Découvrez son concept

Explique-nous ton concept 

Je me présente toujours comme une « architecte classique » pour bien dire que ma formation est celle qui permet de construire, rénover ou transformer des habitations et autres constructions. Un des avantages de mon diplôme est la largesse des missions que l’on peut traiter : d’une « simple » rénovation à un complexe de logements ou à un marché public de grande ampleur.
Depuis quelques temps, et principalement pour des raisons de reconnaissance et de créativité, je développe davantage mon activité autour de projets « intérieurs » : horeca, commerces, décoration de pièces de vie, coaching et shopping lists,..  Je collabore ainsi en direct avec les clients ou avec des entreprises spécialisées. 

Que faisais-tu avant de le lancer? 

J’étais étudiante. La grande joie des architectes est de devoir se mettre sous statut indépendant dès obtention du diplôme pour effectuer les 2 ans de stage obligatoire ! Une aberration et une difficulté bien évidemment si jeune et avec des moyens et des connaissances réduits mais au final, ce non-choix, m’a offert cette liberté dont je ne voudrais plus lâcher ! 

Quel a été le déclic de ton projet?

Le choix de l’architecture a été fait très tôt ; des souvenirs de projets (les plus irréalisables les uns que les autres) pour mes camarades de classe de secondaire lors des cours de biologie me reviennent !
L’orientation « architecture intérieure » s’est fait plus en douceur, en diminuant peu à peu des projets « alimentaires ». C’est l’accumulation de projets où je ressentais être utilisée comme simple dessinatrice où mon esprit créatif était trop souvent réduit pour que l’enveloppe budgétaire et les prescriptions urbanistiques soient respectés. Je quittais souvent les maisons et extensions à moitié finies et donc je n’avais pas cette satisfaction de voir quelque chose de complètement géré, comme le projet de départ avait été discuté et imaginé avec les clients. 

Ce qui te faisait le plus peur avant de foncer?

Comme je n’ai pas eu ce choix, je n’ai pas eu trop de peurs.

Un conseil à ceux qui voudraient se lancer?

Je suis une fille complètement naïve et instinctive ; je ne pense pas être de bons conseils en matière de réflexion en la matière. Pour ma part, je dirais, entretenir son réseau et donc  multiplier les occasions de rencontres (professionnelles ou non).

À quoi ressemble ta journée-type?

Mes 3 journées types plutôt : avant 9 et après 17h : la maman type « Lynette », entre 9h et 17h : la femme qui porte ses baskets sur chantier et qui essaie de faire passer des messages à un tas d’intervenants, après 20h : la sportive ou la bonne copine autour d’une bonne bière.

Le point commun entre ton projet et ta personnalité?

Je crois que c’est vraiment l’instinct. Je suis de nature très susceptible, je démarre au quart de tour (dans les deux sens). Si un projet ou une personne me « parle », ca peut aller très vite .. parfois trop. Mais jamais de regrets ! 

La vraie bonne raison de te lever le matin?

Danser les sardines dans la salle de bain avec ma fille.

La chanson qui te donne la pêche et te motive?

Toutes les chansons de Queen mais surtout don’t stop me now.

La phrase la plus motivante qu’on t’ait dite?

« Mais comment tu fais ? » L’admiration dans les yeux de certains me fait me rendre compte que ce que je fais (et tout ce que je fais) n’est pas si commun !

Ton prochain défi professionnel?

Avoir mon bureau à domicile .

Ta plus belle audace? 

Avoir mon 2e enfant, en pleine rénovation et en pleine réussite professionnelle ! 

Être audacieuse, c’est quoi pour toi? 

Etre audacieuse c’est arrêter de rêver et de se dire « et si », c’est oser et ne pas envier le parcours des autres. Cela peut se faire dans de nombreux domaines et à plusieurs échelles : peu importe le défi, s’il est réaliste et que la volonté y est, l’audacieuse réussira à l’atteindre.

Que représente le réseau à tes yeux?

Le réseau, c’est de l’énergie pure et brute. Ce qu’il faut de caractère et d’esprit d’entreprendre, une grande dose de bienveillance et un soupçon de découvertes et de mises à  jour … Bref, c’est ce dont toute femme entrepreneure a besoin selon moi ! 

Pourquoi as-tu voulu en faire partie? 

J’ai complètement débarqué sans connaître personne au premier créapéro montois il y a 4 ans je pense. C’était plutôt l’attrait des boutiques à vrai dire. Mais après plusieurs participations et ce même dynamisme et des rencontres improbables, je ne savais plus faire retour en arrière !
Quand j’ai entendu les demandes des montoises d’avoir une plus grande palette d’activités comme dans les autres régions, je n’ai pas hésité à rejoindre la coordination montoise et c’est aujourd’hui une grande joie et fierté de pouvoir apporter au réseau ma quote-part !